Nos Grands Crus Classés

Château La Tour Carnet

Grand Cru Classé en 1855 Haut-Médoc

L’histoire de La Tour Carnet se confond avec l’histoire de France. Portant le nom de l’écuyer qui aida infailliblement son Seigneur à résister à la royauté française à l’issu de la guerre de cent ans, le Château La Tour Carnet joua un rôle majeur dans la révolution du vignoble médocain et la qualité de son vin est récompensée par l’entrée dans le classement des Grands Crus Classés de 1855. La diversité de son terroir et la recherche constante de la perfection font de ce Haut-Médoc un vin exceptionnel.

À la découverte du domaine
du Château La Tour Carnet

Les vins
Château La Tour Carnet

Château La Tour Carnet Bernard Magrez

Grand cru classé en 1855 Haut-Médoc

Château La Tour Carnet

1er tri à la vigne. Tri manuel sur table vibrante, suivi d’un éraflage avec une WINERY de pellenc. Tri optique grain par grain. Refroidissement de la vendange à l’aide d’un tunnel cryogénique (par pulvérisation d’azote liquide). Encuvage par gravité à l’aide d’un cuvon.

 

Vinification en cuves bois et en cuves ciments de petite capacité. Macération pré-fermentaire à froid (8°C. Pigeages entièrement manuels. Fermentations alcooliques à basse température (28°C). Durée de macération de 25 à 32 jours. Elevage en barriques de 16 mois, dont 30% de barriques neuves.

Histoire
Château La Tour Carnet

Sur la route de Saint-Julien et Beychevelle, à un jet d’arbalète de son église, l’imposante tour quadrangulaire du château La Tour Carnet s’élève dans l’axe d’une grille monumentale.

Si les épais murs d’enceinte pouvaient parler, ils nous conteraient tout le passé chargé d’histoires de cet authentique château féodal.

Du XIIeme siècle à nos jours, de la guerre de cent ans à la grande épidémie de phylloxera, La Tour Carnet a traversé avec noblesse les péripéties des hommes et du temps. Depuis le XVI siècle, un soin particulier a été porté à la culture de la vigne et la qualité du vin.

Ce travail exceptionnel est reconnu dès 1855, lors de l’exposition universelle de Paris, Château La Tour Carnet entre dans la liste très fermée des Grand Crus Classés.

C’est avec la passion et l’exigence qu’on lui connait que Bernard Magrez a entrepris d’élever encore plus haut son Grand Cru Classé Haut-Médoc…


 

Un peu d'histoire

Sur la route de Saint-Julien et Beychevelle, à un jet d’arbalète de son église, l’imposante tour quadrangulaire du château La Tour Carnet s’élève dans l’axe d’une grille monumentale. Si les épais murs d’enceinte pouvaient parler, ils nous conteraient tout le passé chargé d’histoires de cet authentique château féodal. Ils réveilleraient au XIIe siècle le galop des chevaliers sur le pont levis, au XVIIe siècle retentirait le « tambour avec des baguettes, dont on faisait usage dans le temps de la maturité de la vendange pour en éloigner les loups et les sangliers », tandis que défileraient au XIXe siècle les heures de gloire du « classement de 1855 » puis les heures sombres du Phylloxéra, avant le beau regain viticole du XXe siècle.

Des racines médiévales

Ses origines se perdent dans la nuit des temps. D’abord appelé Château de Saint-Laurent, cette ancienne forteresse médiévale perchée sur les plus beaux coteaux du Médoc fut utilisée par les Anglais contre la chevalerie française, et habitée dès le XIIe siècle. L’architecture du château (la fameuse tour ronde est construite au XIème siècle), de type défensif, évoque la période troublée de la guerre de Cent ans. Néanmoins le commerce des vins médocains était alors florissant et les vins du château Saint-Laurent particulièrement appréciés : en 1407, un « hogsead » de vin de ce dernier, soit environ 240 litres, se vendait 36 écus, contre quelque 6 écus pour un vin de Graves. À cette époque, « tout vin de châtelain étant tenu pour vin de qualité, il fallut placer un château au centre du domaine viticole ». Carnet avait le sien depuis deux siècles.

Au XIIIe siècle, la Maison de Foix, inféodée au roi d’Angleterre, possédait la seigneurie de Saint-Laurent. Et quand Bordeaux, en 1451, capitule devant le roi de France, le Comte Jean de Foix et son fidèle écuyer Carnet, refusent de se soumettre. Leur fidélité au roi d’Angleterre leur vaudra de multiples avatars, ponctués d’épisodes guerriers.

En 1486, Carnet devenu exécuteur testamentaire de son maître Jean de Foix, mort un an auparavant, refuse toujours de se rallier au roi de France. Combattant aux côtés des Anglais qui vendangeaient alors en Aquitaine, il soutint un long siège dans son château. Il est vaincu par le « Beau Dunois », compagnon de Jeanne d’Arc. Le château est alors partiellement détruit sur ordre du roi de France. Mais le nom du vaillant écuyer est resté.

Au fil des siècles, le domaine connaît une succession de propriétaires, parmi lesquels au XVIème siècle, le beau-frère de Montaigne, Thibault de Carmaing.

Au coeur de la révolution du vignoble médocain

De 1500 à la Révolution, la Tour Carnet va évoluer dans une époque de profonde mutation du vignoble. Sous l’impulsion de l’importance croissante des membres du Parlement institué par Louis XI, il se crée une aristocratie de robe davantage intéressée par les terres que par le négoce. Cette activité passe progressivement entre les mains de courtiers venus du Nord de l’Europe, notamment des Pays-Bas. Ils édifient leurs chais et entrepôts dans le quartier marécageux de la rive gauche de la Gironde, dans un faubourg dit des « Chartrons », du nom d’un ancien couvent des Chartreux.

A cette même époque, de savants maîtres de chais arrivent dans certains domaines, non seulement à conserver les vins mais également à les bonifier en les laissant vieillir. S’il n’est pas encore question de « crus », les acheteurs commencent à « taster » avant de conclure. À La Tour Carnet, la propriété est toujours bien soignée. Dès 1725, privilégiant la qualité (fumure légère et taille courte) plutôt que la quantité, on y produit déjà un vin d’un « mérite nouveau ».  La révolution de 1789 épargnera le domaine qui est alors entre les mains d’un gentilhomme suédois, négociant des Chartrons, Charles de Luetkens. Une chance pour la propriété. Entre les mains d’une personnalité de nationalité étrangère, elle peut ainsi échapper aux lois révolutionnaires. D’autre part, entre les mains des Luetkens, La Tour Carnet acquiert durablement ses lettres de noblesse viticole.  Ses descendants, devenus français, auront à cœur de mettre en valeur l’immense potentiel de La Tour Carnet.

Le classement de 1855

C’est sous la houlette d’Angélique Raymond, épouse de Jean-Jacques Luetkens, que le château La Tour Carnet, se verra récompensé pour la qualité de son vin en 1855, en figurant sur la liste des « Grands Crus Classés », à l’occasion de l’exposition universelle de Paris. Si ce titre offre une garantie de qualité mais aussi une formidable publicité, il contraint désormais les propriétaires à une obligation de résultats pour garder le rang. A cette époque, le vignoble de La Tour Carnet couvre 52 hectares. 

En 1861, le fils d’Angélique, Charles-Oscar de Luetkens entre en possession du château. Personnalité de la vie politique locale (il fut maire de Saint-Laurent-de-Médoc sous le Second Empire et sous le gouvernement provisoire de la IIIe République naissante), il se révèle aussi un homme très influent dans le vignoble, reconnu par ses pairs comme un «viticulteur distingué».
Progressivement détruit par le phylloxera, le vignoble connaît comme la plupart des autres grands crus classés une période d’éclipse. La valeur des propriétés s’amoindrit. Elles entrent dans les mains de sociétés d’investissement plus soucieuses de placements financiers que de qualité viticole.

Le renouveau des années 1960

Il faut attendre 1962, avant de revoir peu à peu la propriété quasiment à l’abandon renaître de ses cendres. Un nouveau propriétaire, Louis Lipschitz, armateur à Bordeaux , entreprend de rénover, de reconstruire, de redorer ce grand cru classé.

D’une part il s’attaque à la replantation des parcelles abandonnées, d’autre part à la restauration du château et la rénovation des bâtiments d’exploitation. Il précède ainsi de dix ans le mouvement général de rénovation des vignobles de la région de Bordeaux.
Dès 1978, sa fille Marie-Claire Pelegrin poursuivit son œuvre avec la même assiduité.  « Mon père, dit-elle joliment, m’avait laissé un diamant qu’il n’avait pas fini de tailler » : le vignoble est reconstitué avec une superficie portée à 45 hectares, les bâtiments réhabilités, agrandis et modernisés. Son mari, Guy François, inventif, imagine une table de tri rotative et un enjambeur à chenilles dont les prototypes sont conservés au château. La propriété retrouve ainsi les fastes des années de son classement de 1855.

Une qualité à nouveau consacrée

Dans ce sillage qualitatif, Bernard Magrez a d’ores et déjà entrepris un programme de restauration et de rénovation. Il s’agit de hisser La Tour Carnet, non seulement au niveau d’excellence reconnu aux grandes heures de ses huit siècles d’existence, mais aussi d’exalter l’un des terroirs les plus originaux du Médoc par toute les connaissances et techniques d’aujourd’hui. Afin de continuer, selon les termes de la précédente propriétaire des lieux, Marie-Claire Pèlegrin, de tailler ce diamant...

À la vigne & au chai
Château La Tour Carnet

Pour comprendre ce qui fait la richesse et la personnalité unique des vins de La Tour Carnet, il faut à la fois comprendre ce qui fait l’originalité de son terroir et ce qui fait l’excellence dans ses techniques de viticulture et de vinification.

Le terroir de Château La Tour Carnet est une véritable mosaïque de terrains d’une grande diversité.

L’utilisation des techniques les plus modernes comme le drone acquis par Bernard Magrez pour analyser les parcelles, a permis d’optimiser les vertus de ces terrains en leur affectant les cépages les mieux adaptés: la Butte est un terroir propice aux Merlots, les coteaux, plutôt aux Cabernets.

Mais l’obtention de raisins exceptionnels ne serait rien sans des techniques de vinification minutieuses qui permettent d’en tirer le meilleur parti.

C’est pourquoi, depuis depuis plusieurs années, Château La Tour Carnet est revenu  à des méthodes traditionnelles qui font largement appel au travail manuel.


À la vigne : un terroir original dans le médoc.

Pour comprendre ce qui fait la richesse et la personnalité unique des vins de La Tour Carnet, il faut à la fois comprendre ce qui fait l’originalité de son terroir et ce qui fait l’excellence dans ses techniques de viticulture et de vinification. C’est la diversité de terroir de Saint-Laurent en médoc qui fait son originalité. C’est une mosaïque composée à l’extrême ouest de terrains sablo-graveleux, devenant à l’ouest et au centre silico-graveleux, silico-argileux et argilo-calcaires. À l’est, sur les coteaux graveleux sur lesquels sont situés les meilleurs vignobles, dont celui de La Tour Carnet, la structure des sols, composés pour l’essentiel de graves gunziennes, présente une grande similitude avec celle des appellations limitrophes de Pauillac et de Saint-Julien.

Exposés sud-sud-ouest, une grande partie des coteaux au sous-sol d’argiles calcaires sont recouverts d’une épaisse couche de graves garonnaises et pyrénéennes. C’est sur cette large frontière de coteaux graveleux que sont situés les meilleurs vignobles. Le classement de 1855 a entériné cette réalité en distinguant particulièrement le Château La Tour Carnet en tant que Grand Cru Classé. 

La partie Ouest du domaine est occupée par une croupe de calcaire à astéries dont les versants sont recouverts d’argiles sannoisiennes. C’est la “Butte de La Tour Carnet” curiosité géologique sur laquelle les spécialistes s’interrogent encore aujourd’hui.

La partie Est du terroir s’étend, pour sa part, sur des coteaux, exposés sud/sud-ouest, d’une croupe graveleuse, colline typique des grands crus du Médoc. Le sous-sol d’argiles calcaires est recouvert d’une épaisse couche de graves garonnaises et pyrénéennes.

La dernière entité, située au Nord du château, est constituée d’un large plateau de graves fines.

Les nombreuses expérimentations menées sans relâche depuis des années, la dernière en date étant l’acquisition d’un drone pour analyser les parcelles, ont permis d’optimiser les vertus de ces terrains en leur affectant les cépages les mieux adaptés : la Butte est un terroir propice aux Merlots, les coteaux, plutôt aux Cabernets.

De la plantation aux vendanges

La qualité du vin commence par l’obtention d’un bon raisin. La rigueur doit être appliquée dès la plantation sur le choix du cépage, du porte greffe mais aussi sur l’entretien: Une jeune plantation doit être entretenue comme un jardin. Puis, durant toute sa vie, le cep de vigne exige une attention de tous les instants.

La taille, les labours, les opérations sur la végétation (en particulier l’effeuillage et l’éclaircissage) obéissent au même souci de perfection. La taille, très stricte, pratiquée par des vignerons expérimentés, est de type Guyot double (deux sarments, appelés « astes », sont conservés). Seuls 3 bourgeons par aste subsistent afin de réduire les rendements au profit de la qualité.

La maîtrise des rendements

Un grand vin est issu de vignes à faible rendement. Au Château La Tour Carnet, cette maîtrise des rendements est primordiale. Une taille adéquate, un entretien rigoureux, des éclaircissages raisonnés permettent d’obtenir une faible quantité de raisins mais exceptionnellement concentrés. D’ailleurs, l’éclaircissage qui consiste à faire disparaître les grappes en excédant, est effectué en deux temps afin d’accroître la précision de l’opération. L’effeuillage, réalisé lui aussi en deux fois, ainsi que l’augmentation de la hauteur de palissage contribuent à la garantie d’un raisin de qualité. Les productions moyennes, ainsi obtenues, se situent autour de 40 à 45 hectolitres par hectare.

Les vendanges

Le raisin est vendangé manuellement à maturité optimale. Parfois, seule une partie d’un rang peut être vendangée alors que la partie restante sera ramassée quelques jours plus tard, lorsque le raisin aura atteint un stade parfait de maturité. Cette gestion parcellaire de la récolte, spécifique du Château La Tour Carnet, demande une grande connaissance du vignoble et une organisation infaillible. La grande rapidité d’intervention de nombreux vendangeurs permet cette optimisation du parfait mûrissement du raisin. Le raisin, trié par les vendangeurs, est déposé dans des cagettes afin de limiter l’écrasement des baies.

Au chai.

La vinification

Sous l’impulsion de Bernard Magrez, le Château La Tour Carnet est revenu depuis plusieurs années à des méthodes traditionnelles qui font largement appel au travail manuel. A l’issue de la vendange, le contenu des cagettes est délicatement versé sur une table de tri. Les éléments indésirables (pétioles, morceaux de feuilles, etc. …) et les grappes vertes ou altérées sont alors éliminés. La vendange est ensuite égrappée pour séparer les baies, des rafles. Les baies sont de nouveau sélectionnées sur une nouvelle table de tri. L’essentiel des matières végétales susceptibles d’apporter des goûts « herbacés » sera alors supprimé au bénéfice de la rondeur recherchée dans le Château La Tour Carnet.Les raisins seront déposés dans un cuvon qui sera transporté et vidé au-dessus des cuves de fermentation, ce remplissage gravitaire évite le pompage de la vendange. L’essentiel du grand vin est vinifié dans des cuves bois, renouvelées régulièrement et dans des cuves ciment nouvelle génération favorisant l’expression aromatique des vins. 
Depuis plusieurs année s’est opéré un retour à des méthodes traditionnelles utilisées autrefois dans le Médoc telles que  l’acheminement de la vendange par gravité, l’utilisation de cuves bois et le piégeage. retour à des méthodes traditionnelles utilisées autrefois dans le Médoc. Le but de ces techniques est d’obtenir un vin complexe, soyeux, aux tanins puissants mais harmonieux avec une grande persistance aromatique.
Les températures de fermentation n’excèdent jamais 30 à 32° afin de favoriser la formation d’arômes délicats. La fermentation alcoolique se déroule pendant 8 à 9 jours. La macération dure trois semaines. Les vins de gouttes sont séparés des vins de presse. Les fermentations malo-lactiques sont effectuées en barriques neuves.

L’élevage

1500 barriques neuves sont achetées chaque année. Elles accueilleront le nouveau millésime et sont regroupées dans les impressionnants chais  du Château La Tour Carnet. La durée du séjour en barriques est de 18 mois pour le Grand Vin dont 50 % des barriques sont neuves. Vinifié comme le premier vin, les Douves de Carnet, deuxième vin du Château La Tour Carnet, présente une structure ronde, agréable et fruitée mais moins intense que son grand frère dont pourra également être dégusté plus rapidement.
« Les Douves de Carnet» sera élevé pendant environ 15 mois en barriques. Les soutirages sont réalisés délicatement, “au fin” et sans pompage. Le collage se fait au blanc d’œuf comme autrefois. Un mois avant la mise en bouteilles, le vin est remonté en cuves pour procéder à l’assemblage et ainsi parfaire son homogénéité, étape ultime qui révèlera le millésime du Château La Tour Carnet et continuera de l’élever au rang de Grand Cru Classé Haut Médoc.

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