Le Carnet

Météo : un début d'année 2013 marqué par les excès

Photo dCe début d’année météorologiste restera dans les annales par quelques uns de ses excès. Le bilan présenté par Météo France sur la période du printemps météorologique (du 1er mars au 31 mai) confirme l’impression générale, du froid, souvent des pluies et du peu de soleil. Le déficit moyen des températures sur la période a été de 1,3°C. La faute au mois de mars (-1,5°C) et au mois de mai (-2°C), tandis qu’avril a été conforme aux normales calculées sur la période 1981-2010.


L’anomalie est importante. Il faut remonter à 1986 (-1,4°C) et 1987 (-1,3°C) pour trouver trace d’un printemps aussi frais. Le manque d’ensoleillement a alimenté la déprime, principalement dans le quart nord-est de l’Hexagone, où le déficit dépasse 30 %. En revanche, les précipitations n’ont rien eu d’exceptionnel à l’échelle nationale. Elles se situent au niveau de 2008, loin de 2001 qui était particulièrement pourri. [...]


La floraison a été aussi contrariée par les températures fraîches et dans le sud les vents violents ont parfois pratiqué un éclaircissage sur certains cépages. Compte tenu des conditions météo et du retard végétatif, malgré les épisodes pluvieux qui ont perturbé les traitements dans certaines régions, on ne note pas d’attaque spectaculaire des maladies. Globalement, les conditions d’un mois de juin plus serein devraient permettre de rétablir une certaine normalité avec des températures en phase avec la saison.


Ce printemps pluvieux aura au moins permis de rétablir très largement les nappes phréatiques ce qui permettra d’affronter un éventuel été chaud, avec beaucoup de sérénité. Dans notre Sud-Ouest, certaines stations de mesure affichent ainsi des cumuls de pluie supérieurs aux moyennes pour le mois de mai, sans être délirants pour autant. Comme à Bordeaux, où le total de 88 mm (sur 30 jours) dépasse à peine la normale (80 mm). [...]


Partout dans le Sud-Ouest, l’ensoleillement a été nettement déficitaire ce mois-ci, ce qui a conforté la perception d’un printemps maussade. Ce mois-ci, La Rochelle et Agen n’ont connu que trois jours de « fort ensoleillement » suivant la classification de Météo France, Pau, Biarritz, Dax et Mont-de-Marsan un seul malheureux jour, Bordeaux, Bergerac et Cognac deux jours, etc. [...]


De manière contre-intuitive, ces données n’altèrent en rien les conclusions des climatologues sur le réchauffement climatique. L’Hexagone représente à peu près 1 % des terres émergées du globe, ce qui situe son influence dans la moyenne globale.


Source : www.journee-vinicole.com / Newsletter N°23463 / jeudi 6 juin 2013

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