Le Carnet

Question piège

Précédemment dans mon blog, j’ai pu partager avec vous quelques-unes de mes passions, notamment l’art et la musique classique.
Mais l’Histoire reste ma passion la plus dévorante.
En effet, je commence petit à petit à être féru d’Histoire, il n’est pas rare que le week-end je déambule dans les rayonnages de la librairie Mollat à la recherche d’un ouvrage sur une période de l’Histoire que je ne connais pas ou peu.
Et en ce moment c’est la période de l’âge du fer qui a toute mon attention, une période de la protohistoire marquée par l’essor de la métallurgie du fer qu’on peut situer au Xème siècle avant JC.

Pourquoi l’âge du fer ?

Dernièrement, j’ai fait visiter le Château Fombrauge (Grand Cru de St Emilion) et son vignoble à une délégation danoise.
Comme à mon habitude, j’ai terminé la visite par le musée du Château Fombrauge.
Un musée qui, je le rappelle, regroupe plusieurs des objets que les archéologues aquitains ont trouvé sur le site ainsi que le squelette d’un adolescent retrouvé presque intact, car surpris lors de l’effondrement d’un des murs de son habitation.

Alors que j’expliquais à mes amis danois comment, lors du réaménagement du vignoble, nous avions découvert ces vestiges datant de l’âge du fer dans un état de conservation exceptionnel, un danois m’apostrophe et me pose la question suivante : « M. Magrez, savez-vous à qui est attribuée l’invention de l’expression « âge du fer » ? »
Impossible de lui répondre !
Je crois que je me souviendrais toute ma vie de ce jour-là, vous n’imaginez pas ce que j’ai pu ressentir à cet instant, de la gêne d’abord, puis de la colère, je n’étais vraiment pas fier de moi.
Laissez-moi vous dire que cette question m’a trotté dans la tête tout le reste de la journée.
Après avoir déposé le groupe de danois à l’aéroport, je ne suis pas repassé au bureau, je suis allé directement en ville.
Vite une librairie !
J’ai eu ma réponse, il s’avère que l’invention de l'expression « âge du fer » est attribuée à un chercheur du XIXème siècle C. J. Thomsen, qui était …danois ! Elle se fonde sur des idées plus anciennes (notamment celles de l’historien Lauritz Schebye Vedel Simonsen, professeur à l'université de Copenhague).

Ne laissant pas une question (piège) sans réponse j’ai immédiatement pris un stylo et envoyé par courrier le fruit de mes lectures à ce Danois, après quelques échanges, nous nous sommes revus et avons sympathisé.
Désormais à chaque fois que je le revois c’est à mon tour d’essayer de le piéger. Mes nombreuses lectures m’aident bien pour ça !

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