Le Carnet

Open Studios : des ateliers comme des artistes, ouverts sur le monde …

open-studioDe nombreux visiteurs nous pressaient de questions au sujet de l’imposante maison au toit d’ardoise qui se fait face au Château Labottière ; celle qu’on ne peut que remarquer parce qu’elle se dresse à l’intersection des rues Tivoli et Rivière, et arbore une grande enseigne indiquant fièrement en lettres dorées le nom de L’Institut Culturel Bernard Magrez. La grande porte blanche en façade, toujours close, suscite la curiosité de plusieurs passants qui s’interrogeant sur ce qui peut bien se cacher derrière. Mais nous avons enfin satisfait leur curiosité en décidant d’ouvrir cette maison au public pendant tout un weekend, samedi 17 et dimanche 18 décembre.

Et le secret fut dévoilé : la maison n’est autre que le lieu où vivent et travaillent les artistes-résidents de l’Institut. Ils sont deux pour le moment: Marie-Atina Goldet et Laurent Valera. Et installés depuis bientôt 6 mois. Six mois au cours desquels chacun d’eux s’est consacré à son art, sans autre souci principal que celui de créer, de se concentrer sur son travail. Une chance, pour un artiste, non ? Une chance aussi pour nous à l’Institut, car ils enrichissent notre quotidien en partageant leurs réflexions ou en nous permettant parfois d’approcher leurs travaux en cours.
Depuis les débuts de l’Institut Culturel, nous organisons des rencontres avec les artistes de l’exposition l’Etoffe du Temps. Et une évidence nous est apparue : pourquoi ne pas aller plus loin et offrir de plonger directement dans la vie de nos artistes en résidence.
Ainsi, le public a découvert les dessins réalisés ces derniers mois par Marie-Atina, et des travaux plus anciens aussi. Des séries de portraits aux bribes de corps aquarellées, l’univers étrange et poétique de l’artiste a charmé les nombreux visiteurs qui s’y sont aventurés. Puis, ces derniers se sont rendus entre salons, cuisines et ateliers dans l’antre des artistes pour y contempler les œuvres de Laurent Valera. Une salle pleine de travaux anciens, sorte de genèse dans le parcours de l’artiste. Car les travaux récents étaient installés dans la galerie du Château Labottière. Un espace entièrement dédié à Laurent Valera où l’on peut voir (pendant un mois entier) les œuvres réalisées pendant sa résidence, les commandes passées par Bernard Magrez (sur de grands thèmes humanistes comme la Tolérance, le Temps, Ne jamais renoncer) et l’évolution, aussi, de ses recherches plastiques.
Durant tout le weekend, donc, les visiteurs se sont promenés entre le Château, la galerie et la résidence pour un grand parcours initiatique. De leur côté, les artistes se sont rapidement pris au jeu : enthousiasmés par l’événement, ouverts pour des échanges spontanés, ils ont répondu aux questions, ont expliqué leur travail dans les résidences, ont su faire vivre le dialogue avec le public.

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