Le Carnet

Nouveaux projets à Labottière (SudOuest.fr)

Photo du château Labottière - Institut Culturel Bernard Magrez - BordeauxL'année 2013 va être marquée par de nouveaux projets à l'Institut Bernard Magrez. Premier aperçu.

Plus que dix jours pour visiter l'exposition « La Belle et la bête, regards croisés sur la beauté », au château Labottière, point d'ancrage de l'Institut Bernard Magrez à Bordeaux. Élaboré autour d'œuvres d'artistes tels que Valérie Belin, Jean-Michel Othoniel, Bernard Buffet ou Yang Fudong, cet événement qui pose les questions de l'identité, de l'altérité et du reflet de soi dans l'œil de l'autre baissera le rideau au soir du 27 janvier. Mais l'activité de l'institut ne s'arrêtera pas pour autant. Rapide tour d'horizon :

Nuit des savoirs. C'est le nouveau rendez-vous que le château Labottière lancera mercredi prochain : des rencontres hebdomadaires avec des philosophes, des historiens ou des scientifiques. En l'occurrence le premier invité sera François-René Martin, enseignant à l'École nationale des Beaux-arts, à Paris. Docteur en science politique et en histoire de l'art, il s'est notamment intéressé à la question de l'historiographie.

Centrées sur les concepts, les Nuits des savoirs se veulent complémentaires des rencontres avec des critiques d'art ou des artistes organisées tous les vendredis et qui, elles, portent plus directement sur la théorie de l'art. Une troisième série de rendez-vous autour de la pratique artistique viendra compléter cet éventail de propositions le jeudi, à partir de la fin mars, avec le lancement de l'exposition « Rêves de Venise ». Organisées autour de jeunes artistes ces soirées recevront des artistes visuels mais aussi des musiciens.

Une Nuit des savoirs exceptionnelle, avec plusieurs philosophes, physiciens et historiens, est par ailleurs d'ores et déjà programmée le 13 septembre, lors des Journées du patrimoine. Pour l'occasion l'institut sera à nouveau ouvert gratuitement au public.

« Rêves de Venise ». Programmée du 23 mars au 21 juillet, cette exposition est le deuxième grand rendez-vous de la saison 2012-2013. Une trentaine d'œuvres - peintures, sculptures, photographies, vidéos et installations - viendront célébrer la ville des doges et, à travers elle, une métaphore de l'art et de la culture. Parmi les artistes exposés, Sophie Calle, Takashi Murakami, Alberto Giacometti ou Martin Parr.

Nicolas Bourriaud à l'institut Bernard Magrez

Salle comble pour Nicolas Bourriaud à l'institut Bernard Magrez

JR. L'artiste de rue, dont le travail a déjà été présenté au château Labottière pour l'exposition « Shanghai ! La Tentation de l'occident », y reviendra à la fin mars. Il collera sur la façade de l'édifice une image monumentale de Venise qu'il choisira avec Bernard Magrez et qui doit exprimer l'idée d'un pont artistique avec Bordeaux. L'affichage doit tenir durant toute la durée de l'exposition « Rêves de Venise ». Cette intervention pourrait peut-être en préfigurer d'autres, alors que le maître des lieux a commencé une collection dans le domaine du street art et qu'il veut mener une réflexion autour de cette pratique. École nationale des Beaux-arts. La venue prochaine de François-René Martin, après celle du directeur, Nicolas Bourriaud, la semaine dernière, sont autant de signes d'un rapprochement de l'Ecole nationale supérieure des Beaux-arts et de l'Institut Bernard Magrez. Si rien n'est officiel pour le moment on sait que Nicolas Bourriaud est intéressé par la perspective de travailler avec des fondations privées. Pistes possibles : des échanges d'artistes en résidence, l'accompagnement de jeunes diplômés dans leurs premiers pas professionnels ou la présentation d'œuvres que l'école parisienne détient dans ses collections depuis le XVIIe siècle.

Cette éventualité ne signifie pas que l'Institut Bernard Magrez se désintéresse d'autres institutions à vocation artistique. La nouvelle promotion de l'école des Beaux-arts de Bordeaux doit y exposer en février et un concours d'écriture a été ouvert aux élèves de l'Ecole normale supérieure de Lyon. Thème retenu : l'amitié. 34 manuscrits ont été remis. Le jury, dans lequel siégeront notamment le philosophe Bruce Bégout, la comédienne Anne Consigny ou Yves Harté, rédacteur en chef de « Sud Ouest », désignera les trois lauréats le 14 mars.

Claude Lévêque. Du 12 octobre au 26 janvier 2014 une exposition monographique sera consacrée à l'artiste français né en 1953 et historiquement lié au mouvement punk et aux cultures alternatives. Claude Lévêque s'est rendu à Noël au château Labottière pour prendre des photos du lieu, qui nourriront cette exposition. Plusieurs œuvres doivent en effet être créées spécialement pour l'occasion, en parallèle avec des pièces plus anciennes. Ce sera la première fois qu'il présentera son travail dans un château.

A partir du 12 octobre (et jusqu'au 5 janvier 2014) l'institut exposera par ailleurs une série d'œuvres de Niele Toroni, figure de l'art minimaliste. Intitulé « Une exposition sentimentale » l'événement regroupera des œuvres appartenant à la collection d'Yvon Lambert, l'un des principaux directeurs de galerie d'art contemporain en France.

Institut Bernard Magrez, 5, rue Labottière à Bordeaux. 05 56 81 72 77 - www.institut-bernard-magrez.com

Source : Christophe Loubes / SudOuest.fr

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