Le Carnet

Interview dans Sud-Ouest : mon quotidien, mon bureau, mes amis, etc.

Bureau de Bernard Magrez

Crédit Photo : Laurent Theillet

Pourquoi avoir installé votre bureau à Pape-Clément ?
J’ai toujours eu ce bureau depuis que j’ai acquis le château. Quand je dirigeais William Pitters, c’est bien sûr là que j’avais mon bureau mais je passais au moins un jour par semaine, ici à Pessac. Après William Pitters, Pape-Clément est devenu mon bureau principal. Il est dans l’agglomération bordelaise, près de l’aéroport, il permet de recevoir les visiteurs. C’est très pratique.

Vous avez la réputation d’être matinal et d’être un bourreau de travail…
Je suis là tous les matins à 8 heures. Si j’ai quelques minutes de retard, j’ai honte. J’ai toujours été comme ça, ça me vient de ma jeunesse. Et je ne repars jamais avant 20 h 30 ou 21 heures en emmenant du travail à la maison. Le travail ne me fatigue pas, depuis le temps, je suis immunisé. Je viens aussi au bureau le samedi et le dimanche, je travaille aussi chez moi.

Comment s’organisent vos journées ?
Je reçois mes collaborateurs pour des réunions de travail. Les séances durent une demi-heure ou trois quarts d’heure, pas plus. J’aime qu’on aille à l’essentiel, sans bla-bla. Mes collaborateurs connaissent leurs dossiers, on échange et après c’est à moi de trancher. J’enchaîne les réunions et puis je reçois aussi des invités dans les salles de réception. Là, il n’y a pas de téléphone et je suis tranquille pour discuter et présenter mes vignobles.

Vous êtes souvent en déplacement ou à l’étranger. Comment ça se passe en votre absence ?
Je suis toujours en contact par téléphone et puis j’ai mon assistante ici qui me connaît parfaitement et qui me prépare les dossiers quand je reviens. Là, vous voyez ces deux piles, ce sont les dossiers que j’ai à consulter.

C’est elle qui vous prend vos rendez-vous ?
Non, c’est moi. J’ai toujours fait comme ça. Après, c’est elle qui les note sur l’agenda.

Photo du bureau de Bernard MagrezIl y a plusieurs tableaux japonais au mur…
Parce que j’admire ce pays. J’avais neuf ans quand le pays a capitulé après les bombes atomiques américaines. Et de voir comment ce pays, à force de ténacité, s’est redressé pour devenir une des principales puissances économiques mondiales, ça ne peut que susciter de l’admiration.

Quand on est face à vous, on voit deux crucifix.
Oui, le Christ représente pour moi l’espérance et la charité. J’ai toujours eu cette foi en moi-même si je ne suis pas catholique pratiquant. Mais, bien entendu, je n’impose rien à mes collaborateurs. Chacun est libre de croire en ce qu’il veut ou de ne pas croire.

La maquette de votre Dassault-Falcon ?
Elle m’a été offerte par Dassault quand j’ai acheté le Falcon. J’en ai fait l’acquisition il y a sept ans, quand j’avais 70 ans. À cet âge-là, voyager en avion, c’est quand même plus confortable et plus rapide. Mais ce Falcon, ce n’est pas un jouet pour me faire plaisir. C’est d’abord un instrument de travail et c’est mon deuxième bureau.

Et beaucoup de photos aussi…
Oui, celle de mon premier bureau, rue du Jardin-Public. J’avais vingt-trois ans, on était trois. Je la regarde tous les jours pour me souvenir d’où je viens. Une photo de Jean-François Lemoîne, l’ancien patron de « Sud Ouest », un exemple de courage et de ténacité. Et puis, une photo de mon ami Depardieu. On se téléphone une à deux fois par semaine. Gérard, c’est tout simplement quelqu’un qui fait du bien aux autres.

Propos recueillis par Benoît Lasserre.

Source : Sud Ouest.

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